Emmanuelle Sarrouy

BIOGRAPHIE

Emmanuelle Sarrouy / artiste hybride, auteur, poète, vidéaste
Née en 1968 à Lausanne, Suisse, Emmanuelle Sarrouy vit et travaille à Marseille

Elle passe son enfance au bord de la Manche à Dieppe, en Normandie, et s’installe en Provence en 1988. Artiste multimédia, poète, vidéaste, adepte du métissage de toutes sortes, elle pratique l’hybridation des formes et le mélange des genres. Flirte depuis toujours avec le journal intime, l’archivage, la récupération, la compilation, les petites formes, les instants suspendus, la poésie du quotidien. Emmanuelle publie de nombreux articles sur le cinéma et le cinéma expérimental, réalise des vidéos, installations et performances qui sont montrées dans de nombreuses manifestations internationales, et écrit dans plusieurs revues poétiques (la Revue des Archers, Rrose Sélavy, La Terrasse, Gonzine, DO*KRE*I*S). Son livre Séisme(s), long poème du tremblement sur Haïti et l’aventure de l’adoption, est régulièrement présenté en lecture musicale. En parallèle de sa pratique quotidienne du haïku désaccordé, elle travaille sur plusieurs projets d’écriture, et poursuit l’hybridation en collaborant de plus en plus régulièrement avec des artistes (Alfons Alt, Alexandra Montsaingeon), vidéastes (Carole Contant, Maxine Zapedzky, Jean-Paul Noguès, Samuel Bester), musiciens (Frédéric Salles, Sakamoto Hiromichi, Sofiane Saïdi/NAAB, Mazen Kerbaj, Giney Ayme, Patrick Ferné), danseuses (Émilie Garetier, Yendi Nammour), auteurs (Wilfried Salomé)… Elle prépare aujourd’hui une lecture / performance / installation : ils iront la nuit / marcher sur les toits /et grignoter le ciel, labyrinthe amoureux contemporain, épistolaire, et poétique d’un monologue à trois voix ; ainsi qu’une installation multimédia sur la quête de l’enfance : PERSIKOV (… le chemin des fleurs), une généalogie fantasmée entre les images de cinéma, les pages de la littérature, la culture noire d’où viennent ses enfants et à laquelle elle est éternellement liée.

DÉMARCHE

Récupérer, archiver, transformer… Respirer et célébrer la puissance du vivant au travers de toutes ces petites formes, formes brèves, haïkus désaccordés et autres instants suspendus. Poésie inaliénable du quotidien.

Travailler les différentes formes du journal poétique : films, images, écrits…
Travailler le rythme d’un son, d’un mot, d’une phrase, d’une suite d’images…
Travailler la distribution des voix dans l’écriture poétique.
Travailler dans l’extrême urgence et la grande fragilité de l’instant.
La poésie dans toutes ses occurences.